Attention !
En raison d'une affluence proprement hallucinante de commentaires laissés par des robots, et du fait que j'ai enfin un nom de domaine et un hébergeur dédié, ce blog ne sera plus mis à jour. De même, il n'est plus possible de laisser des commentaires. Je conserve le site sous formes d'archives, j'y avais posté un certains nombre de liens qui peuvent être encore intéressants...
La nouvelle adresse de mon blog est : http://www.remka.net/blog


30 Octobre 2004

More (catégorie: cinéma/animation )
Imaginez un monde sans couleur, sans joie ni but.
Cette animation raconte l'histoire d'un inventeur, seul, qui ne survie que grace à des souvenir qui lui reviennent de son enfance insouciante.
Une nuit, il fabrique des sortes de jumelles visionnaires...mais... tout change?
Ce court métrage est vraiment une merveille, tant pas l'intensité qui s'en dégage que par le travail effectué, bien que ca date de...1998 et que cela ne dure que 6 minutes! Un peu triste, certes...
A l'origine de ce court, Happy Product et Mark Osborne (cerait-ce le même que pour Harry Potter II?)
Ca se passe ici.
(Liens en anglais)


posté par jane @ 13:46:17 | lien permanent

29 Octobre 2004

Bizarre Love Triangle (catégorie: cinéma/animation )
"Tu es jeune, riche et beau? Deviens Immortel!"
Visiblement un projet d'animation de Jérome Combe et André Bessy (qui ont réalisé le clip de Mickey 3D “Respire” et le tout dernier de Thomas Fersen “Deux Pieds”), ce court extrait de Bizarre Love Triangle est vraiment du joli travail, cependant, il n'y a pas beaucoup de nouvelles autour de sa réalisation. Ce serait vraiment dommage que ce projet ne soit plus d'actualité.
C'est ici!
A noter qu'a la même adresse figure le clip de “Deux Pieds”.


posté par jane @ 20:37:10 | lien permanent

21 Octobre 2004

Devilman, de NASU Hiroyuki (catégorie: cinéma/animation )
J'ai profite de mon voyage au Japon pour aller voir un film dont je suppose que la distribution en europe sera confidentielle, si tant est qu'elle se fasse, vu l'accueil mitige que celui-ci a suscite...
Adaptation du manga cultissime de NAGAI Gou, createur entre autre du non moins cultissime Mazinger-Z, dans les annees 70 - ce qui peut expliquer le graphisme un peu retro des personnages, ce film au budget astronomique se voulait une adaptation modernisee du manga.
Le fait est que si l'histoire suit grosso-modo la trame du manga, du moins d'apres ce que j'en sais, le film n'est pas vraiment a la hauteur des attentes d'un public toujours tres friand d'adaptation de manga, surtout si-ceux-ci ont la notoriete de l'oeuvre en question.

Pour ceux ou celles qui ne conaissent pas le pitch, je dirais en quelques mots : un pouvoir mysterieux, qui someillait enfoui quelue part, derange par des scientifiques - coup classique - transforme les hommes en demons avides de sang, humain de preference. Deux amis d'enfance vont subir cette metamorphose. Si l'un des deux accepte pleinement sans transformation et se range du cote des demons, l'autre ne renie pas sa part humaine, et devient ainsi... DEVILMAN !
Ce film, quand a lui, evoque une sorte de X-Men (mutants persecutes par les autorites, voire references directes a la Shoah, lutte entre demons pro-humains et demons pro-demons) a la sauce japonaise (tres sanglant, histoires d'amour a l'eau de rose, look un peu visual-kei des personnages).

Le casting est uniquement compose de celebrites locales, mannequins, chanteurs et autres geinoujin, et leur jeu manque cruellement de dynamisme. Les images de synthese sont correctes, sans etre transcendantes, mais suffisent pour installer une ambiance. Cela se laisse regarder malgre tout avec plaisir, tempere cependant par une pointe d'hilarite qu'on sent naitre devant certaines scenes (je vous laisse la surprise). Certainement pas un chef-d'oeuvre, mais une distraction pas desagrable.

Site officiel (japonais)
IMDB
sur NAGAI Gou

posté par RMK @ 06:43:16 | lien permanent

27 Septembre 2004

Gemini (catégorie: cinéma/animation )
Titre original : 双生児 (souseiji) GEMINI

A la vision de ce film, j'ai été frappé par certains de ses aspects “doriangreyesques”, et par son atmopshère étrange, très noire, que n'aurait pas reniée Edgar Poe et d'autres maitres du récit fantastique du 19e siècle, et je m'aperçois maintenant que j'ai surement trouvé un début d'explication pour ce phénomène : Ce film est l'adaptation d'une nouvelle éponyme d'Edogawa Ranpo...

Ce film pour le moins atypique (enfin pas tant que ça si on connait un peu la filmographie de Tsukamoto, réalisateur des fameux Tetsuo et autre Tôkyô fist) est extrèmement esthétique. Les cadrages sont d'une diabolique précision, les “compositions” extrèmement graphiques, et les couleurs magnifiques. Tsukamoto a a joué à fond la carte de la théâtralité : beaucoup d'images frontales, des perspectives systématiquemenet cassées (et la on rejoint une certaine de tendance de la peinture “classique” japonaise 日本画), et une narration réduite à l'essentiel, qui dévoile l'intrigue par à-coups quasi caricaturaux. Par certains côtés, j'ai pensé, à la vision de ce film, à certains Greenaway, comme The Pillow Book, ou le réalisateur construit dans chaque plan des sortes de petites peintures de genre, léchées comme une miniature flamande. L'ambiance est là, après reste à adhérer ou pas.

L'histoire se déroule à la fin de Meiji (une guerre est évoquée, on suppose le conflit Russo-japonais, voire Sino-japonais ?), dans la famille d'un médecin dont la réussite est florissante. Suite à un cas de conscience (soigner le maire de la ville, ou habitant des buraku ?), et au choix qu'il fera, notre médecin se retrouvera hanté par un mystérieux jumeau maléfique, qui semble tout connaître de sa vie... L'intrigue s'avère au final assez classique, on s'attend à un thriller fantastique, l'histoire rebondit finalement vers un dénouement plus convenu, mais qui reste ouvert et laisse suggérer - comme souvent - un après hypothétique.

Au final, un très bon moment de cinéma, qui vaut surtout par la talentueuse mise en scène de Tsukamoto, et pour cette atmosphère étrange qu'il a su créer.

Gemini

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posté par RMK @ 04:46:40 | lien permanent

16 Septembre 2004

Le nouveau cimetière de la morale (catégorie: cinéma/animation )
Titre original : 『新・仁義の墓場』 (Shin Jingi no Hakaba)

Pour ce remake du classique de Fukasaku de 1975, Miike offre au spectateur l'inévitable dose de violence inhérente au genre (le film de yakuza, donc), et semble s'être débarassé du côté burlesque qui désamorce si bien cette violence dans bon nombre de ses autres films, comme Koroshiya Ichi ou Dead or Alive. C'est très sobre, très froid (sauf pour quelques scènes, notamment celle de la fin), avec de nombreux plans fixes, et de façon générale une grande économie de moyens. Ce qui se rapproche tout à fait du travail original du maître, dans Jingi no Hakaba ou Jingi Naki Tatakai, et de façon générale du traitement “classique” des films de yakuza des 70’s.

Au niveau du contenu de l'histoire, celle-ci à peu changé, hormis une transposition historique, de l'après-guerre aux années de l'éclatement de la bulle. Le personnage d'Ishimatsu est spendidement interprété par Kishitani Goro, qu'on a pu voir dans le Returner de Yamazaki. Il s'enfonce peu à peu dans une spirale de paranoïa et violence digne d'un Scarface à la sauce nipponne. Certainement en raison de la sobriété du traitement, certaines scènes (lorsque le héros fait connaissance avec sa future - et infortunée - épouse, par exemple) peuvent d'ailleurs être assez choquantes. Mais si les femmes sont maltraitées ici, il en est de même pour à peu près tous les protagonistes : une galerie de personnages peu sympathiques, de traitres de tous poils, dont bien peu survivront à la fin.

Au final, un film assez atypique chez un réalisteur de qui on s'attend au meilleur comme au pire, que je ne saurais trop recommander aux amateurs de Miike ou de Fukasaku.



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posté par RMK @ 06:04:59 | lien permanent

05 Septembre 2004

Bird People of China, de MIIKE Takashi (catégorie: cinéma/animation )
Tout commence quand un salariman ambitieux et un yakuza vieillissant se retrouvent dans le Yunnan, contraints à cohabiter, pour retrouver la trace d'un gisement de jade. Naturellement, tout oppose ces deux protagonistes, réunis uniquement pour le profit. S'enfonçant peu à peu dans des régions inhabitées, leur guide perd alors la mémoire suite à une ingestion de champignons hallucinogènes, et ils se retrouvent coincés dans un village perdu, dans lequel ils découvrent la fameuse légende des hommes volants...

Pour une fois, Miike semble ici débarassés de ses “tics gores”, et c'est un film sans la moindre violence à l'écran qu'il nous a pondu, n'en déplaise à certains. Un film qui démarre comme une comédie, pour se finir par une sorte de fable écolo sur le développement raisonné, à l'histoire simple mais qui s'avère au final très belle. La Chine rurale est opposée au Japon moderne et bétonné, pour le plus grand bonheur du spectateur, a qui Miike offre des images magnifiques. Un bien joli film, ma foi...



[IMDB]
[Sancho Does Asia]

posté par RMK @ 08:02:08 | lien permanent

01 Septembre 2004

Tanpopo, de ITAMI Juzo (catégorie: cinéma/animation )

Tanpopo (Tampopo), en Japonais, c'est un pissenlit. Mais, pour ceux ou celles ne l'ayant pas vu - je vous rassure - le film n'a absolument rien à voir avec cette fleur des champs...
Tanpopo, c'est avant tout devenu un grand classique du cinéma japonais. Un film sur un thème cher au coeur de bon nombre de nippons : la gastronomie, sous tous ses aspects. A travers la formation musclée d'une ramenyasan débutante, on entraperçoit différentes facettes de la cuisine japonaise et occidentale : la technique ancestrale pour réussir un bon bouillon, l'art de manger les spagehttis sans faire de bruits, l'attitude à avoir face aux clients... Le film est ponctué de courts sketchs dont le thème tourne lui aussi autour de la nourriture, mais dont le rapport avec la trame principale est plus que maigre : les derniers instants d'uin gangster gourmets, dont la dernière volonté tourne évidemment autour de ce qu'il aurait aimé mangé, un homme souffrant d'un abcès (sisi), une petite vieille qui palpe les camemberts avec une énergie dévastatrice... On rit beaucoup, car il s'agit bien sur d'une comédie, même si certains gags sont très japonais - comme d'ailleurs toute l'histoire... L'amour platonique entre le routier Goro et la fameuse Tanpopo (car il s'agit en fait du nom du personnage principal) contrebalance les scènes érotiques dont le film est également truffé : car le sexe, l'oralité et la bouffe, tout cela est lié, ce n'est pas pour rien que certains critiques ont établi des parallèles entre ce film et La grande bouffe de Ferri ou Le cuisiner, le voleur, sa femme et son amant de Greenaway, autres pièces maitresses du genre cullinaro-érotique au cinéma...

Sur IMDB...

posté par RMK @ 16:15:43 | lien permanent

20 Août 2004

les triplettes de Belleville (catégorie: cinéma/animation )
L'action se déroule t'elle à Belleville ? Le cadre semble en tout cas plus proche du New-York sur Loire du Bibendum Céleste, la somptueuse bédé de De Crécy et Chomet, que du quartier parisien, avec ses restos chinois et ses squats d'artistes... On retrouve l'influence du style graphique si particulier de De Crécy tout au long du film : perspectives tordues, couleurs complémentaires (en particulier le orange et le bleu, qu'on a très souvent vues dans Foligatto, Léon la came et autres), au point de se demander si Chomet, scénariste du dessinateur sus-nommé, a marché sur les traces de Jean-Pierre Jeunet, et s'est contenté de s'approprier l'univers si particulier de son ancien collaborateur (concernant Jeunet et Caro, (re)voyez Delicatessen, si vous en avez l'occasion, c'est toujours aussi fantastique)...

Mais heureusement, le film ne se limite pas à ça, et l'histoire est très attachante. En vrac : le tour de France, une french Maffia toute puissante organisant des paris clandestins sur des cyclistes déchus, un trio d'anciennes vedettes de la chanson ayant gardé une certaine verdeur ... C'est 78 minutes de bonheur qui s'enchainent pratiquement sans temps mort. Il peut d'ailleurs être fort réjouissant de voir des Français autoparodiant certains côtés franco-franchouillards de leur propre culture, même si le cadre volontairement flou (quoique'il m'ait semblé apercevoir DeGaulle, ce qui situerait la'ction dans d'improbables années 60 mythififiées) rend la parodie assez indolore...
Si on ajoute à cela une excellente bande-son, avec M aux manettes, on obtient un cocktail très réussi, qui se laisse regarder avec un grand plaisir. Seul bémol, l'intérgation de la 3d s'avère parfois un peu étrange, notamment lors de la traversée de l'océan, il m'a semblé que la mer avait un côté synthèse assez flagrant...

J'ajouterai juste que le nombre de dialogues extrèmement limités rend le film compréhensible par un étranger, et ce même sans sous-titres (démparche marketing, ou soucis pour la narration ?).



Site officiel : http://www.lestriplettesdebelleville.com
Sur IMDB : ici

posté par RMK @ 05:20:20 | lien permanent

10 Août 2004

IZO, de Miike Takashi (catégorie: cinéma/animation )
Yoppi yoppi, le trailer du film est visible ici : http://www.izo-movie.com

「IZO~カオス、又(また)は不条理(ふじょうり)の鬼人(きじん)」
Je traduirais le titre par quelque chose comme
“Izo - Le chaos, et de nouveau des démons absurdes” (mais là je ne suis pas trop sur de mon coup... Si quelqu'un pouvait confirmer)

Pitch :

Kazuya Nakayama plays Izo, a late 19th-century assassin in the employ of Hanpeida, a Tosa lord loyal to the Emperor. Izo battles with Shogunate forces struggling to hold on to their dwindling power and ends up captured and crucified by them. Rather than dying, Izo’s intense rage drives him through space and time where he arrives in present-day Tokyo. He begins a fresh killing spree that attracts the attention of the gods. Izo refuses to bow to them and even defiles Mother Earth. Eventually, Japan’s Prime Minister (Takeshi Kitano) rallies allies from different eras including swordsmen and yakuza to battle Izo in a bloody showdown.
Source : http://www.kungfucinema.com/reviews/izo.htm

Une review est dispo (je devrais écrire “semble dispo”, vu que craignant les spoilers, je ne l'ai pas lue) par (en anglais).


¡ºIZO¡»ÒÔÊi


posté par RMK @ 05:27:23 | lien permanent

17 Juillet 2004

Gokudô kyôfu dai-gekijô: Gozu (catégorie: cinéma/animation )
Le film est sorti mercredi en France...

C'est un Miike que j'aime beaucoup, avec l'habituel côté outrancier de ses films, mais ici la comédie un brin scato et morbide prend le pas sur l'aspect choquant du film. Bon ça reste un film de Yakuza, mais Miike arrive à en faire autre chose, de complètement décallé. Je recommande vivement (sauf si vous êtes très sensible, ou militant de la SPA ).
A noter que le titre du film est déja a lui seul tout un programme : on pourrait traduire ça par quelque chose comme “Gozu : Le grand théâtre horrifique des yakuza”...



[Sancho does Asia]
[allociné]

posté par RMK @ 15:53:44 | lien permanent

07 Juillet 2004

yoann lemoine (catégorie: cinéma/animation )
Comme quoi ya quand des même des tueurs à Emile Cohl... Jettez donc un coup d'oil sur le video-book du sieur Yoann Lemoine, et dites-moi ce que vous en pensez !

posté par RMK @ 17:30:40 | lien permanent

Cinéma en plein air (catégorie: cinéma/animation )
Tant que je suis dans la série des plans parisiens de la saison, si possibles pas chers voire gratuits, je profite de l'occasion pour rapeller l'existence du Cinéma en plein air de a Villette. L'année dernière, la grève des intermitents nous avait frustré de cet évènbement incontournable de l'été parisien (c'est la quatorzième édition ! ), incontournable surtout quand comme moi on passe l'été à moisir dans la capitale dans l'espoir de mettre quelques péicettes de côté pour un hypothétique voyage au Japon au mois de septembre...
Je laisse la parole à la rédactrice (?) de cinema.arbo.com, qui décrit l'évènement bien mieux que moi (j'ai surtout une flemme considérable).

La projection d'un film sur un écran géant et le tout, en plein air. Confortablement installé dans un transat, avec sa courverture (en location 40 F ou 6,10 Euro(s) ) ou bien directement allongé dans l'herbe (gratuite) et rien ne vous empêche d'amener duvet et / ou couverture avec oreiller (ça fait moins mal à la nuque - expérience qui parle). Le Film commence à la tombée de la nuit, soit en moyenne vers 22h30. N'oubliez pas couvertures et autres oreillers car les fins de soirées sont fraîches tout de même ;))).

Il est recommandé de venir très tôt, car très vite les places se font rares, il est également conseillé d'amener son pique-nique, et d'arriver ainsi vers 19h30 histoire de prendre l'apéritif, manger quelques salades et autres gourmandises.
Ca commence le 16 juillet avec le film de Werner Herzog, Aguirre, la colère de Dieu. Pas mal du tout... Et on enchaîne avec d'autres chefs-d'oeuvre, comme Barton Fink, des frères Cohen, La Grande Bouffe, de Marco Ferreri, ou Opening night, de Cassavetes. J'ai hâte d'y être !

Infos pratiques
Programme 2004

posté par RMK @ 03:57:28 | lien permanent

23 Mai 2004

the buterfly effect, d'Eric Bress & J. Mackye Gruber (catégorie: cinéma/animation )
Voila un film contre lequel j'avais une fois de plus des préjugés défavorables, pour la résions difficile à avouer qu'il m'avait été chaudement recommandé. Je sais que ça peut paraître paradoxal, mais dans ce genre de situations, si les goûts du conseilleur ne sont pas en adéquation avec ceux du conseillé, ce dernier se prépare a des déconvenues évidentes. Je pourrais ajouter à cela mon indécrottable snobisme, évidemment. Le fait est que pour une fois (et après avoir jeté un coup d'oeil sur le site de IMDB quand même), j'ai suivi les conseils de l'ami cinéphile...

Plutôt que de faire montre d'une érudition factice pour décrire le phénomène auquel le titre fait référence, je préfère citer directement une description claire de celui-ci, trouvée sur le net (sur un site d'ailleurs assez étrange... Voir le lien plus bas).

Un battement d'aile de papillon à Paris peut provoquer quelques semaines plus tard une tempête sur New-York. Cette image décrit l'effet papillon tel qu'il a été mis en évidence par le météorologue Edward Lorenz. Il a découvert que dans les systèmes météorologiques, une infime variation d'un élément peut s'amplifier progressivement, jusqu'à provoquer des changements énormes au bout d'un certain temps. Cette notion ne concerne pas seulement la météo, elle a été étudiée dans différents domaines. Si on l'applique aux sociétés humaines, cela voudrait dire que des changements de comportement qui semblent insignifiants au départ peuvent déclencher des bouleversements à grande échelle.
Source : http://www.pouvoir.ch/monde/main/m_2006mon.htm

Le personnage principal, Evan Treborn, a connu une enfance troublée par des phénomènes de perte de mémoire, de black-outs complets, dont il ne garde aboslument aucun souvenir. Ceci a-t-il un lien avec la folie présumée de son géniteur ? Poussé par un psychiatre, il décide d'écrire un journal, censé lui permettre de stimuler ses capacités mémorielles...

Le film est un mélange de cinéma fantastique brodant sur le thème des paradoxes temporels (modifier le passer modifie le futur), thème déja traité dans des opus plébiscités en leur temps par le public, comme l'indémodable (quoique) Terminator. La nouveauté est le croisement avec un Teenage-movie (les personnages sont beaux, athlétiques Et à la mode) et ce nouveau type de cinéma US qui se sert de la middle-class américaine comme toile de fond pour des réçits acides (Happiness de T.Sowlondz) ou fantastiques (Donnie Darko en est une bonne illustration), voire les deux.
Des situations variées, un rythme plutôt bien géré (malgré un début un peu lent, mais je suppose que cela contribue à installer une atmosphère), une photo impeccable et vaguement branchouille, autant d'atouts qui font qu'on passe un bon moment devant ce film, malgré la fin un peu plate.

L'effet papillon

[Lien Allociné]
[Lien IMDB]

posté par RMK @ 00:04:29 | lien permanent

17 Mai 2004

Electric Dragon 80 000 V, de Sôgo Ishii (catégorie: cinéma/animation )
J'aurais aimé placer quelques mots sur ce moyen-métrage (55 minutes) punky et clipeux, à l'histoire minimale, mais qui dégage une énergie redoutable, tant par sa bande son que par son aspect plastique.

Le personnage principal (l'incontournable Asano Tadanobu, qu'on a pu apprécier dans à peu près tous les films japonais récents ayant un peu marché à l'étranger, de Gohatto à Zato Ichi, en passant par le sulfureux Ichi the killer) est têtu. On lui avait pourtant bien dit de ne pas grimper sur les pilones à haute tension, mais il n'en a fait qu'à sa tête. Evidemment, il s'est électrocuté - 80 000 volts, d'ou le titre du film - une bagatelle. Ceci semble avoir altéré son cerveau, puisqu'il semble dès lors atteint de pulsions de violence incontrôlables, qui sont soignées dans l'enthousiasme par de gentils infirmiers, à grand coups d'électrochocs... En contrepartie, notre homme semble disposer de super pouvoirs qui feraient palir de jalousie n'importe quel X-man : il contôle l'électricité, et parle aux lézards, qui semblent d'ailleurs être ses uniques amis.

Filmé dans un noir et blanc crasseux à souhait par Ishii Sogo (responsable du sympathique chanbara nouvelle tendance Gojoe), le film alterne les plans de ruelles tokyoites et les solo de guitare d'Asano, qui visiblement n'a trouvé que le rock-n-roll pour se défouler, jusqu'à un apocalyptique combat final opposant notre héros à son double maléfique, étrangement coiffé d'un demi masque de bouddha (sisi je vous jure).

La bande-son mèle allégrement influences industrielles et rock'n roll sursaturé, et nous pousse jusqu'au bout de cet ovni filmique intriguant, qui n'est pas sans rapeller le premier Tetsuo de Tsukamoto, réalisé une bonne dizaine d'années plus tôt.

"Dans ‘Electric Dragon’ je n'ai fait que transposer en images les pulsions de la société japonaise d'aujourd'hui. En me demandant: comment peut-on survivre à un environnement aussi oppressant", Sôgo Ishii.*

* propos recueillis dans l'émission Tracks (Arte), le vendredi 31 août 2001.


[IMDB]
[Midnight Eye]
[Sancho]

posté par RMK @ 16:32:25 | lien permanent

06 Mai 2004

Aoi Haru (Blue Spring) de Toyoda Toshiaki (catégorie: cinéma/animation )
Encore une adaptation de manga, diront certains. Certes.
Il ne s'agit cependant pas de n'importe quel manga, puisque 青い春 est uné création du célèbre Matsumoto Taiyo, à qui l'on doit notamment Amer Béton et Ping Pong (lui aussi adapté en film en 2002).

Ca commence bien : des lycéens grimpent sur le toit de leur école, et se livrent à un jeu qui n'est pas sans rapeller La fureur de vivre ou autre fresque adolescente nihhiliste : ils s'accrochent à la barrière dudit toit, et doivent frapper dans leur mains un certain nombre de fois avant de se rattrapper, manquant de s'écraser six étages plus bas. Ce petit jeu leur permet de choisir qui sera le caïd de la bande... Pour Kujô (Matsuda Ryuhei, que l'on a pu découvrir dans Gohatto, d'Oshima) , le nouveau boss de l'école (il a en effet battu le record précédent, en ayant frappé 8 fois dans ses mains), commence alors une rivalité avec son ami d'enfance Aoki, qui augmentera crescendo jusqu'à l'inévitable point de rupture.

Le film peut faire penser à Battle Royale, avec une vision des jeunes très pessimiste : l'un d'entre eux a pour projet d'avenir de devenir Ultraman, l'autre, qui avait tout misé sur le baseball devient yakuza après une défaite de son équipe... C'est aussi un portrait très noir de l'école nipponne, et des débouchés qu'elle offre à sa jeunesse. Mais à la différence de BR, la violence ici n'est pas gratuite, elle est juste un peu triste.

Ajoutons que la bande-son est l'oeuvre de l'excellent groupe Thee Michelle Gun Elephant, et que ce rock chargé en testostérone correspond parfaitement à l'ambiance du film, dans lequel les personnages féminins sont biens rares...

Aoi Haru 1 Aoi Haru 2

Lien IMDB : http://www.imdb.com/title/tt0309291/
SanchoDoesAsia : http://www.sanchodoesasia.com/sdj/sdj_aoi_haru.php
Le manga : [Amazon.co.jp]

posté par RMK @ 20:46:04 | lien permanent

cinéma asiatique (catégorie: cinéma/animation )
Je ne saurais me contenter de poster des liens. Pourtant cette fois-ci, c'est grosso-modo ce que je vais faire, avec tout l'esprit de contradiction qui peut me caractériser. Je vous livrerais donc trois (ou quatre) liens, que les amateurs de cinéma asiatique connaissent vraissemblablement... Si c'est votre cas, ou que vous éprouvez une répulsion épidermique pour la production cinématographique de ces contréées, dites vous que ces lignes sont destinées aux autres.

On commence par ma référence absolue, francophone qui plus est.
Il s'agit du mémorable SanchodoesAsia.com, temple bâti pour la gloire de toutes les séries B (et pas seulement) de Hong Kong, de Corée, d'Inde et du Japon (bon en fait de toute l'Asie). Amateur du grand Miike Takashi, nos goûts ne pouvaient que se rejoindre, puisque les rédacteurs de Sancho ont carrément dédié un ex-voto à Miike et aux péripéties cinématographiques de (je cite) la tortue la plus balèze de tous les temps, j'ai nommé Gamera la bien-nommée, protagoniste principale d'une dizaine de films de la Toho, et ce jusqu'aux années 90. A noter qu'ils ont également une section “films érotiques HK” qui mérite le détour, ne serait-ce que par curiosité...
On continue avec un autre portail pratiquement aussi éclectique, car centré principalement sur le Japon et Hong Kong. Je veux parler de Cinémasie.com, qui propose également de très nombreuses critiques, ainsi que la possibilité d'acheter en ligne les films dont il est question. On notera que contrairement à Sancho, il est ici possible de donner son avis, ce qui peut parfois être intéressant, et de se tailler une petite bavette sur le chat ou le forum.
Un petit dernier vient s'ajouter à cette liste non-exhaustive. Il s'agit de l'anglophone Nixflix.com, dont la particularité est de ne pas se limiter au cinéma asiatique : ils ratissent plus large, et n'hésitent pas à nous en mettre plein la vue avec la ligne éditoriale suivante : Hard to find Asian, foreign, and Indie film reviews. including domestic movie reviews; new movies, old movies, indies; screeners, new releases, South Korea films, Hong Kong films, Japanese Films, thai Films, Asian Films. Je n'ai pas encore exploré la bête jusqu'au bout, mais ça m'a l'air extrèmement sympathique.

www.sanchodoesasia.com
www.cinemasie.com
www.nixflix.com

posté par RMK @ 20:35:49 | lien permanent

29 Janvier 2004

tron (catégorie: cinéma/animation )
Ressorti il y a quelques temps en DVD (cf. sur Amazon ), ce film à l'esthétique résolument eighties (1982) a pris un petit coup de vieux... On se reprend à penser à ce qu'était l'informatique à l'époque. Pas de jolie interface graphique, que de la ligne de commande à l'ancienne.
Un jeu sur PC est aussi sorti il y a peu, ça a l'air assez sympathique.

posté par RMK @ 00:38:40 | lien permanent

29 Decembre 2003

interview de Miike Takeshi (catégorie: cinéma/animation )
Ca date un peu, mais c'est toujours intéressant à lire...
Je viens en fait de voir le mangifique Audition de Miike, qui m'a retourné. Un film brutal, poignant, à ne pas mettre entre toutes les mains (certaines scènes sont prtaiquement insoutenables), mais aussi, pourquoi pas, un film féministe... j'en profite au passage pour souhaiter à tout le monde de joyeuses fêtes, et une bonne année 2004!
Pour l'interview, c'est par là: http://www.sanchodoesasia.com/sdtm2/itv_050202.php

posté par RMK @ 20:16:29 | lien permanent

15 Decembre 2003

Takahata Isao à l'INALCO, ce matin... (catégorie: cinéma/animation )
Je l'ai su trop tard pour avoir le temps de poster un message avant... :oops:

Quoi qu'il en soit, le grand Takahata Isao (réalisateur entre autres du Tombeau des lucioles, de Ponpoko, et de Mes voisins les Yamada, pour les studio Ghibli) était ce matin à la fac pour une conférence d'une heure, qui a suivi la projection de l'anime de 1981, Jarinko Chie (en VO, sans sous-titres, et tout en kansai ben... Pas forcément évident de tout comprendre).

Après avoir parlé un peu de l'anime en question (difficultés d'adaptation d'un manga ayant déja une identité visuelle très marquée, passage plus ou moins heureux de personnages bidimensionnels aux trois dimensions d'un support animé, problèmes de diffusions dues au langage employé: uniquement du kansai ben d'Ôsaka, plus particulièrement la version de Senba), il a répondu à quelques questions.

Ses prochains projets sont:

- Fuyu no hi, un travail collectif sur la mise en image de poésies de Matsuo bashô (traduit par R.Sieffert). Différents auteurs réaliseront chacun l'adaptation d'un poème de Bashô... Un travail assez court donc.

- Une adaptation des légendes Ainu (peuples du nord du Japon, dont la culture est sans rapport avec celle des Japonais), qui sont réputées pour être “très visuelles”.

- Une adapation - sélective - du Dit de Heike (rien que ça :) ). Se pose cependant un problème de recrutement: il sembelrtait qu'il ait du mal à réunir des animateurs jeunes, suffisament talenteux, et désierux de s'impliquer dans un projet d'une telle envergure.

Concernant la distribution de ses oeuvres - nettement moins bien distribuées en Europe que celles de Miyazaki, il a signalé que les choix de distribuer tel film avant tel autre dépendant de Buean Vista (Disney), et non de Ghibli. Pour Tonari no Yamada Kun, Buena Vista ne souhaitant visiblement pas le distribuer en France avant un certain temps (c'est quand même beaucoup plus japonais - et donc plus difficile à distribuer- que , mettons, Finding Nemo... ;) ), ils ont choisi de faire appel à un autre distributeur. Le fait est que le nombre d'entrées a été faible, Takahata n'a pas encore la popularité de Miyazaki...

+ Ce qu'on en dit sur le forum de l'INALCO
+ Ce qu'on en dit sur forumJapon

posté par RMK @ 20:40:58 | lien permanent

24 Novembre 2003

trash times (catégorie: cinéma/animation )
Je peut difficilement renier tout cette période de ma vie passée à lire Mad movies dans ma chambre, puis des fanzines aux titres encore moins avouables (qui se souvient de Kritikator?), tous traitant de cinéma d'un goût douteux. Puis le temps est passé, et mes centres d'intérêt ont évolués. Si je suis resté un fervent défenseur des séries Z de tous poils, du cinéma Troma prod. et du gore italien des années 70, je ne peut que constater que je suis loin d'être le seul... En effet je viens de découvrir un site très sympathique, dont le thème est, vous l'aurez compris, “les séries B, l'exploitation et l'horreur” (je cite): sur http://www.trash-times.com, retrouvez toutes ces joyeusetés, des critiques, des news, etc... Notons que le site a le même titre que le fanzine éponyme, que vous pouvez achter en ligne avec Paypal.

posté par remka @ 11:13:48 | lien permanent

18 Octobre 2003

WILD ZERO de Tetsuro Takeuchi (catégorie: cinéma/animation )
Alors une fois n'est pas coutume , encore un artefact bizaroide aux couleurs criardes et au goût douteux... Et oui, je sais, j'en ai déja parlé, mais bon je l'ai revu récemment, et à mon avis, ce film vaut bien son petit post à lui.

Nous avons donc ici un chef d'oeuvre de kitscherie réalisée par le fort clipeux Tetsuro Takeuchi (qui, selon certains, aurait mieux fait de se cantonner aux clips), qui a pour but - plus ou moins - avoué de mettre en scène les rockers un brin désuet du groupe Guitar Wolf. Il y a eu un film sur Kiss (dont j'ai, à ma grande honte, oublié jusqu'au titre), il y a eu le Rocky Horror Picture Show, Judgement Night ou Quadrophrenia, tremblez pour Wild Zero!

Le film commence fort à propos par une invasion extraterrestre - ce qui semble être un des thèmes récurrents des chansons de la joyeuse bande de rockers, et laisse présager un spectacle fort divertissant. Cependant, les aliens n'ont qu'un rôle extrèmement mineur dans le scénario, ce qui est, selon moi, un brin décevant.
On enchaine très vite avec un concert de Guitar Wolf (avec ses acolytes, Bass Wolf et.. euh... Drum Wolf), des zombies au maquillage expressioniste, une histoire d'amour improbable au parfum de rock n' roll, un clone de Lara Croft, un gérant de boîte de nuit en mini short et avec une incroyable coupe au bol à la Mireille Matthieu, le tout dans la bonne humeur et dans le désordre.

C'est bordélique, avec plein de longeurs, des effets spéciaux grand-guignolesques (explosions, lasers, etc...), - quelques longeurs et plans inutiles - , et c'est 98 minutes de bonheur futile et léger, qui ne vous forcera pas trop à réfléchir.
Notons que la musique, si on est amateur du genre, atteint des summums dans le style son-crade-bien-saturé-enregsitré-avec-un-magnéto-fisher-price, et que les dialogues en japonais, pas trop complexes, peuvent constituer une bonne introduction à l'argot des rockers de l'archipel nippon.

Pour les connaisseurs uniquement.

[Site officiel]
[Photos + critique + liens]

posté par remka @ 18:46:55 | lien permanent

28 Août 2003

plus de mauvais goût... (catégorie: cinéma/animation )
Toujours dans la série des films de mauvais goût que je ne saurais trop recommander à mes éventules visiteurs (au nombre incroyable d'environ 25-30 par jour... Parmi lesquels quelques Américains et Japonais dont je me demande si ils comprennent ce que j'écris ici. Mais sait-on jamais, la localisation de l'ordinateur d'un internautte ne définit pas sa nationalité, ou encore les langues qu'il/elle parle...), revoilà quelques unes de mes recommandations.

- Street Trash (1987), de James Muro.
Une mystérieuse boisson décime la population des sans abris de New York (?), et les fait fondre avec des effets spéciaux spectaculaires (bon OK, le film date de 1987, remettons les choses dans leur contexte... Pas de synthèse, mais des effets “slimeux” multicolores du meilleur goût. Un côté très cartoon en fait, maintenant que j'y pense).

- The toxic avenger (1985), de Michael Herz et Lloyd Kaufman.
Jetté dans des barils de déchets toxiques, Melvin, le petit souffre-douleur de Tromaville (ville jouxtant New York, dans laquelle les déchets toxiques sont stockés) se métamorphose en un impressionant justicier, dont la force n'a d'égale que le charisme tout relatif. Notons que le film a trois séquelles, respectivement nommées 2, 3 et 4, réalisées par les mêmes, pour les innénarables Troma productions. Ceux-ci sont d'ailleurs des spécialistes de ce genre de film. Ainsi ils nous ont gratifié des méconnus “Nazi surfer must die”, et “Sergeant Kabuki, NYPD”.

- Bad Taste (1987), de Peter Jackson.
Avant d'infliger a des millions de spectateurs de part le monde des adaptations discutables des classqiues de Tolkien, le réalisateur Néo-Zélandais a pondu quelques petits chefs d'ouvres du genre. Bad Taste reste mon préféré, grace à ses effets spéciaux faits maison, et à son scénario minimal (mais très drôle). Du même, notons également le fameux Braindead, sommet du gore loufoque, ou le moins connu Meet the feebles, sorte de Muppet show trash fort sympathique.

- L'attaque de la moussaka géante (2000), de Panos Koutras.
Des amazones de l'espace irradient malencontreusement une part d'innofensive moussaka, qui va alors muter et ravager la ville d'Athène, sous l'oeil impuissant de scientifiques gays en blouse rose. Ce film est passé dans une seule salle à Paris, mais le bouche à oreille et la critique aidant, la salle était pleine, et le film a eu -lorsque je suis allé le voir- une demi-heure de retard... Notons aussi qu'une compagnie japonaise a décidé de le racheter pour le distribuer là-bas...

posté par RMK @ 06:48:47 | lien permanent

trop de bon gout tue le bon goût (catégorie: cinéma/animation )
Rien de pire que les censeurs, je crois avoir déja écrit ça quelque part. Evidemment je n'ai rien inventé... D'ailleurs le grand Marcel Duchamp le disait déja à l'époque... “Le grand ennemi de l'art, c'est le bon goût.” et ses chantres, aurait-il pu ajouter.
Tout ça pour faire l'apologie d'un genre cinématographique mineur, évidemment décrié par la critique, j'ai nommé le film Z érotique/gore/trashy, ou des mutants fous ninjas éviscèrent joyeusement des étudiants apeurés, sur fond d'invasion de soucoupes volantes et d'amazones de l'espace. Mais pas seulement... Un OVNI cinématographique qui se complait dans les visuels chocs peut aussi bien être un produit “clipeux” gratuit qu'un film intéressant. Et au pire, on peut toujours regarder ça avec des amis et quelques bières... J'ai eu récemment la chance de voir quelques films de cette veine, et plus particulièrement des films japonais. En effet nos amis nippons semblent être doués d'une prodigieuse créativité dans le “copier-coller”, et s'avèrent donc capables des patchworks les improbables.
Voici donc quelques films que je vous recommande si vous êtes amateurs du genre:

- Tetsuo (1988) et Tetsuo 2 (1992), de Shinya Tsukamoto.
La transformation d'un homme en machine à tuer impitoyable. Pas d'extra-terrestres ou de carnages ici, mais du cyberpunk, du sexe, le tout très inspiré par divers mangas de tous poils (parmi lesquels le fameux Akira, je suppose... faudrait que je vérifie les dates de publications). A noter que le premier, en noir et blanc, me semble plus novateur et plus intéressant. Mais cela reste un point de vue.

- Versus (2000), de Ryuhei Kitamura.
Des zombis, des yakuzas, et des samurai, dans une forêt mystérieuse, qui s'avère receller la 444e porte de l'enfer. Absolument pas de scénario, mais un grand moment de rigolade.

- Wild Zero (2000), de Tetsuro Takeuchi.
Dans celui-ci, les punkrockers de Guitar Wolf sauvent le monde d'une invasion extra-terrestre qui transforme les gens en zombis. Des filles court-vêtues, du rock n'roll, et de l'amour contre nature. La bande son à elle seule vaut le coup (pour peu qu'on aime le rockabilly/punk...).

- Visitor Q (2001), de Takashi Miike.
Ce spécialiste des films un brin gore (Audition...) nous a concocté ici une sorte de Dogme 95 à la japonaise. Le portrait d'un famille qui regroupe tous les problèmes sociaux du Japon (incommunicabilité entre les générations, prostitution, violence scolaire, etc...), dans laquelle un homme mystérieux (Miike lui-même?) fait son apparition, poussant les protagonistes jusqu'au bout de leurs travers. Selon moi, on peut considérer ce film, a un deuxième niveau de lecture - bien sur, et mieux vaut d'ailleurs... - comme une comédie dramatique sur le thème de la famille, ou rien n'est gratuit.

posté par RMK @ 01:53:15 | lien permanent

01 Juillet 2003

Pi - un film qui est bien en fait (catégorie: cinéma/animation )
J'ai enfin vu ce film dont tout le monde m'a parlé tant et plus. Très souvent, quand ce genre de chose se produit (qu'on me soule en me parlant d'un bouquin, d'un film, à quel point c'était génial, et que je mérite à peine le terme d'être humain de ne pas l'avoir vu), je suis déçu. Je suis d'abord déçu par principe, parceque connement je décrete que ça ne va pas ma plaire, soyons honnête (si si). Parce que je ne supporte pas qu'on m'apporte LA culture sur un plateau, le symbole de ce qu'il faut connaître à tout prix pour ne pas être un anachronisme générationnel. Et parfois la personne en question, qui m'a vanté les mérites dudit objet culturel n'a visiblement pas les mêmes goûts que moi.
Donc souvent, soyons honnête, je suis déçu (et je n'hésite jamais à me répéter - ahahaha je ne sais plus qui a dit que la véritait ne s'appréhendait pas, mais qu'elle S'INTEGRAIT - je ne sais pas trop pourquoi je pense à ça la d'un seul coup mais bon).
Tout ça pour dire que ce film est très bien. Une histoire de maths (alors que je ne suis pas du tout un matheux - je revoie encore ma pauvre prof de maths du lycée me courant après dans les couloirs, me menaçant de chatiments horribles si je persistais à sécher ses cours), et de suites logiques : Peut on réduire le monde à une équation? Des gens plus intelligents que moi ont sûrement déjà réfléchi sur la question. Toujours est-il que notre héros se retrouve pourchassé par des traders de wall street, attirés par des profits potentiels, et par un gang de juifs orthodoxes caballistes. Parfois c'est aussi beau et incompréhensible que du Lynch.
Suis-je une part du problème, ou une part de la solution? Le dilemne reste entier...

posté par RMK @ 08:42:48 | lien permanent

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